Les journées "En ville sans ma voiture"

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L'expérience des années 1999 - 2000 et 2001 s'est avérée concluante. Les résultats ont montré l'intérêt porté par la population lilloise et métropolitaine pour cette action. Le bilan sur le plan des mesures atmosphériques a apporté la preuve de la pollution due à la circulation automobile, Présente au sein du Comité de pilotage et chargée d'animer le groupe technique "Information - Animation" l'association a participé aux différentes réunions permettant que cette journée se déroule dans les meilleures conditions et atteigne son objectif :
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L’intitulé
même de cette journée, pour peu que l’on voulait bien s’y attarder et
analyser chacun des termes, définissait clairement l’objectif qui était
assigné aux citoyens :
« Comment,
par quels moyens de transports autres que mon véhicule automobile personnel
pourrais-je me déplacer dans la ville et vivre une journée ordinaire, une
journée comme les autres ? »
Et
dès 1999 les 71 villes françaises, les 491 villes européennes ne s’y sont
pas trompées.
De
journée « gadget » on ne parle plus (sauf quelques esprits réfractaires
qui portent des œillères et ne voient pas plus loin que le bout du nez… de
leur voiture).
L’expérience
démultipliée et devenue européenne démontre la prise de conscience de la
population des limites d’une hyper circulation automobile et des conséquences
néfastes qu’elle amène sur la santé, l’environnement, l’équilibre
biologique en mettant en péril même l’avenir de notre planète.
Il
ne s’agit pas de bouter l’automobile hors de nos villes ; les
associations comme la nôtre, les élus et techniciens qui se sont engagés dans
cette journée savent très bien que le modèle économique dans lequel nous
vivons repose en grande partie sur le mobilité des personnes et des
marchandises.
Il
s’agit tout simplement de redonner à la voiture sa juste place, et pas plus,
en redistribuant notre espace public non extensible entre tous les usagers qui,
à plus de 50 % à Paris, plus de 35 % à Lille ne possèdent pas de voiture !
Cela
ne peut s’imaginer et se réaliser qu’en mettant l’accent et en favorisant
les autres modes alternatifs que sont la marche à pied, le vélo, le roller,
les transports en commun.
En
ces temps où le coût énergétique semble avoir atteint un seuil d’intolérance,
où les revendications pour sa moindre emprise sur le budget familial naissent
de tous côtés, la journée « En ville sans ma voiture ! »
constituait une excellente occasion d’interpeller nos concitoyens et de les
sensibiliser à ces problèmes en leur proposant des alternatives intelligentes.
Certes
nous sommes conscients que les habitudes prises au cours de plus de trente années
au cours desquelles la ville devait s’adapter à la voiture ne peuvent être
modifiées du jour au lendemain.
Nous
savons aussi que les actuels transports en commun ne répondent pas parfaitement
aux attentes ; fréquences trop peu élevées, manque de confort parfois,
insécurité latente, maillage incomplet… et nous travaillons avec les
responsables pour obtenir rapidement leur amélioration.
Cette
initiative d’une journée « En ville sans ma voiture ! », que
nous souhaiterions voir reconduite plus souvent, permet d’avancer dans ce sens
et c’est la raison pour laquelle, comme 75 % des personnes interrogées, nous
en partageons les objectifs.